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Certina, fiabilité à toute épreuve

Fondée en 1888, Certina a connu près d’un siècle et demi d’histoire horlogère sans dévier de son credo : concevoir des montres robustes, fiables et précises, aptes à résister aux conditions extrêmes. Pari tenu !

par Christophe Roulet

Qui l’eût cru ? Mohamed Ali, le légendaire boxeur américain de passage à Düsseldorf pour un combat contre le Japonais Antonio Inoki, arborait une Certina Diamaster au poignet, modèle reconnaissable entre tous avec sa glace saphir inrayable et son boîtier en carbure de tungstène. Nous sommes en 1976 et Certina, avec ce partenariat, couronne deux décennies de rêve qui ont vu la marque relever les défis les plus fous dans son domaine de prédilection : le sport extrême. Mais ne brûlons pas les étapes, avec une maison qui fête son 130ème anniversaire en 2018. C’est à Granges (Soleure), en 1888, que tout a commencé avec les frères Adolf et Alfred Kurth dont la production horlogère va vite prendre son essor. D’abord vendus sous l’appellation Grana, tiré de Granacus ou Granges en latin, les garde-temps adopteront dès 1939 celle de Certina, dérivée du latin certus pour « digne de confiance ». Un nom de marque qui ne doit rien au hasard tant la société a toujours tendu vers un seul et unique objectif : réaliser des montres taillées pour l’action, capables de résister aux conditions extrêmes sans concession à la précision.

Dans cette quête d’absolu, la marque va franchir une étape cruciale en 1959 avec l’invention du concept « Double Sécurité », représenté par les lettres DS qui viennent aujourd’hui immanquablement à l’esprit à la simple évocation de Certina. Pour protéger ses montres, la maison met en effet au point un système de fixation antichoc du mouvement, couplé à un fond de boîtier renforcé, à un verre saphir plus épais et à un jeu complexe de joints sur la tige de remontoir et la couronne. Résultat : dès le début des années 1960, Certina concevait des garde-temps d’une fiabilité à toute épreuve, susceptibles d’endurer des pressions correspondant à des profondeurs aquatiques d’au moins 100 mètres. Dès lors, toutes les collections Certina répondront à ce principe de double sécurité, symbolisé par une carapace de tortue, adoptée comme logo de la marque. Et pour démontrer que ce nouveau concept n’était pas que pure rhétorique, la société va accompagner quelques-unes des aventures les plus audacieuses de l’époque.

Date de création

1888

Statut de la société

Société anonyme du Swatch Group

Direction

Adrian Bosshard, CEO

Nombre de collaborateurs

Environ 100

Collections phare

Aqua, Sport, Urban, Heritage

Best-sellers

DS Action et DS Podium

Prix de vente publics

De CHF 300.- à CHF 1’200.-

Production annuelle

Non communiquée

Site Internet

www.certina.com

Calibres de dernière génération

On retrouve ainsi des Certina DS aux poignets d’alpinistes partis conquérir les 8’167 mètres du Dhaulagiri dans l’ouest du Népal en 1960. Cinq ans plus tard, la montre participe au projet sous-marin Sealab II conçu par la marine américaine à partir d’une station de plongée en eaux profondes. Entre 1969 et 1970, deux nouveaux modèles Certina DS prévus pour résister à des pressions de 500 et 1’000 mètres sont testés avec succès par la NASA dans le cadre du projet Tektite mené en matière d’habitabilité sous-marine. Inutile de prolonger la liste. Certina avait largement fait ses preuves avant de rencontrer Mohamed Ali. Et depuis, la marque n’a jamais failli à sa réputation consistant à réaliser des produits durables et innovants, notamment en matière de motorisation.

Pour son 125ème anniversaire, la marque présentait ainsi trois nouveaux mouvements de haute facture aussi bien dans l’univers traditionnel qu’électronique : le Powermatic 80 doté d’une réserve de marche de 80 heures et le chronographe CO1.211, soit deux calibres mécaniques que l’on retrouve notamment dans sa gamme phare de montres de plongée Action Diver, et le Precidrive™, mouvement quartz de dernière génération, certifié COSC, qui assure une précision dix fois supérieure aux modèles conventionnel, soit un écart de marche de +/-10 secondes par an. Avec une telle « propulsion », le calcul des temps courts jusqu’au 1/100ème de seconde avec affichage ad hoc prend tout son sens. D’autant que pour Certina, de telles performances chronométriques vont de pair avec exploit sportif et fiabilité absolue.

Édition spéciale DS Action Diver Sea Turtle Conservancy, dont une part des recettes va à l’association de préservation des tortues marines basée en Floride.

Engagement écologique

Il est de troublants hasards. C’est en effet en 1959 que Certina adoptait comme logo une carapace de tortue en guise de symbole de son système de Double Sécurité assurant une meilleure résistance de ses montres. Or, la même année voyait la création de la Sea Turtle Conservancy (STC), ONG dédiée à la conservation des tortues marines. Quelques décennies plus tard, en 2017 précisément, les deux entités se sont retrouvées dans un projet commun lié au suivi de la migration des tortues, projet qui a débouché sur un partenariat à long terme marquant l’engagement de l’horloger en faveur de la protection de la faune marine. Plus concrètement, Certina vient de lancer une édition spéciale de sa montre de plongée automatique en acier DS Action Diver, étanche à 300 mètres et portant les couleurs et le nom de la STC. Les recettes obtenues viendront soutenir les programmes de l’organisation écologique en faveur d’un animal doublement cher à Certina.