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Rolex, un caractère bien trempé

Placé, comme toujours, sous le signe de la technique et des performances, le nouveau millésime de Rolex invite à plonger dans les profondeurs marines – et au cœur de la mécanique horlogère.

par Hervé Genoud

Dans les annales de l’histoire horlogère, Rolex restera sans doute comme l’une des plus belles « success-stories » du 20ème siècle. Cette réussite, la marque à la couronne la doit d’abord à son image de qualité, de haute technicité et de fiabilité. Fondée en 1905 par Hans Wilsdorf, la maison est en effet à l’origine de plusieurs innovations ayant contribué à donner aux montres-bracelets leur visage actuel, dont le premier boîtier étanche (Oyster, 1926), la première montre-bracelet étanche à remontage automatique (Oyster Perpetual, 1931) et la première montre-bracelet étanche et automatique affichant la date dans un guichet (Datejust, 1945). Marque indépendante et authentique manufacture, Rolex dispose aujourd’hui d’un solide outil de production, entre Genève et Bienne, qui lui permet de fabriquer en interne la quasi-totalité des composants de la montre, dont ses propres spiraux. Toutes les montres de la firme sont certifiées « Chronomètre Superlatif » attestant qu’en plus de la certification indépendante chronomètre COSC, le mouvement emboîté a subi une série de tests menés dans ses propres laboratoires (précision, étanchéité, remontage automatique, autonomie) et selon ses propres critères (dont une précision de l’ordre de -2/+2 secondes par jour, supérieure à celle d’un chronomètre officiel).

La conquête des mers

Depuis la mise à l’eau de l’Oyster en 1926, toute l’histoire de Rolex a été intimement liée à l’univers sous-marin et à la conquête des grands fonds. En 1953, un modèle Deep Sea Special plonge avec le bathyscaphe du professeur Auguste Piccard jusqu’à 3’150 mètres de profondeur ; la même année voit la naissance de la Submariner, pionnière des montres de plongée grand public. En 1960, une nouvelle Deep Sea Special descend jusqu’à 10’916 mètres dans la fosse des Mariannes. En 1967, Rolex accompagne l’essor de la plongée en saturation de longue durée et en grande profondeur en créant la Sea-Dweller, « habitant de la mer », pour laquelle elle développe et fait breveter la valve à hélium. Cette soupape permet de réguler la pression accumulée dans le boîtier de la montre lors des phases de décompression des plongeurs en caisson hyperbare.

Rolex

Dates de création

1905 : Wilsdorf & Davis, Londres

1908 : marque Rolex

1920 : Montres Rolex SA, Genève

Statut de la société

Société anonyme

Direction

Jean-Frédéric Dufour, Directeur Général

Nombre de collaborateurs

Plus de 10’000

Collections phare

Oyster, Cellini

Best-seller

Non communiqué

Prix de vente publics

Non communiqués

Production annuelle

Non communiquée

Site internet

www.rolex.com

En 2008, Rolex lance la Rolex Deepsea, étanche jusqu’à 3’900 mètres, avec une architecture de boîtier entièrement repensée et brevetée : le Ringlock System. Sur cette base, Rolex conçoit en 2012 une montre de plongée expérimentale – la Rolex Deepsea Challenge – capable d’affronter une pression sous-marine colossale. Elle accompagnera la même année le submersible du réalisateur et explorateur James Cameron, qui effectue une plongée au plus profond des océans. À près de 11’000 mètres de profondeur et supportant un poids de plus de 12 tonnes, la montre refait surface parfaitement intacte.

Une nouvelle Sea-Dweller

En 2017, Rolex a fêté les 50 ans de l’Oyster Perpetual Sea-Dweller en présentant une nouvelle génération de cette plongeuse émérite. Dotée d’un boîtier élargi à 43 mm, d’une loupe Cyclope facilitant la lecture de la date et d’une inscription Sea-Dweller en rouge (en référence à l’original de 1967), la Sea-Dweller revisitée est aussi le premier modèle Professionnel Rolex à accueillir le nouveau calibre 3235. Ce mouvement « maison » introduit en 2016 se distingue par de nombreuses innovations et optimisations techniques, assorties de 14 brevets, dont un nouvel échappement Chronergy en nickel-phosphore optimisant le rendement de l’échappement à ancre suisse. Elle dispose en outre d’un oscillateur paramagnétique avec spiral Parachrom, d’un train de rouage améliorant la transmission d’énergie, d’un barillet haute capacité et d’un remontage automatique accéléré. Étanche à 1’220 mètres, la nouvelle Sea-Dweller conserve par ailleurs toutes les caractéristiques qui ont fait son succès dans les abysses et sur la terre ferme, avec une lunette tournante dotée d’un disque Cerachrom en céramique pratiquement inrayable et inaltérable et la couronne de remontoir Triplock avec système de triple étanchéité.

Rolex
Calibre 3235, mouvement mécanique aux 14 brevets.

Des mouvements de nouvelle génération

Fidèle à sa recherche constante d’innovation, Rolex n’hésite pas à revisiter toute l’architecture traditionnelle des mouvements pour en améliorer la précision, l’autonomie, le confort d’utilisation et la fiabilité, ainsi que la résistance aux chocs et aux champs magnétiques. Outre le calibre automatique 3235, déployé en 2016 sur la Datejust 41 et intégré cette année à la nouvelle Sea-Dweller, la marque s’est signalée en 2014 par le lancement du calibre automatique 2236 doté d’un spiral Syloxi breveté en silicium offrant des performances chronométriques supérieures. Insensible aux champs magnétiques, ce spiral présente une grande stabilité face aux variations de température et reste jusqu’à 10 fois plus précis qu’un spiral traditionnel en cas de chocs. Sa géométrie brevetée garantit un comportement régulier dans toutes les positions. Le calibre 2236 équipe notamment le modèle classique féminin de Rolex, la Lady-Datejust 28.

By | 2017-12-05T10:44:44+00:00 novembre 22nd, 2017|