Loading...

Tudor, question d’audace

Depuis 2010, Tudor revisite avec bonheur les modèles qui lui ont valu une réputation de précurseur et d’aventurier. Parmi eux, la ligne Heritage Black Bay qui incarne à merveille l’audace d’une marque « née pour oser ».

par Michel Jeannot

S’il fallait attribuer une quelconque paternité à cette vague horlogère du néo-vintage qui fait fureur sur les marchés, Tudor serait en bonne place pour la revendiquer. Et pour cause, cette maison dont les origines remontent à 1926 a toute la légitimité voulue pour présenter des modèles aux racines historiques profondément ancrées dans la tradition de la montre-outil. Et qui plus est, avec une rigueur de style qui a fait merveille dès son incursion dans ce territoire néo-vintage qu’elle a largement contribué à défricher. Mais si le succès a d’emblée été au rendez-vous, synonyme d’une aura internationale en forte progression, cela tient également au positionnement de ses modèles. Présentées comme les compagnons robustes et fiables d’hommes et de femmes qui n’ont pas froid aux yeux, ces montres « nées pour voyager du firmament aux abysses » répondent à deux impératifs : elles doivent être irréprochables sur le plan technique, capables de résister aux conditions les plus extrêmes, sans trahir l’esprit du fondateur de la marque, Hans Wilsdorf (par ailleurs fondateur de Rolex) qui les a voulues à prix accessible tout en respectant une philosophie de qualité traditionnelle. À cet égard, chaque montre est soumise à un protocole de tests ardus en termes de précision, de résistance à l’eau et de robustesse. D’où ce slogan pour ces montres « nées pour oser ».

« Une montre Tudor est conçue pour ceux qui osent sortir de leur zone de confort. Elle est adaptée à toute situation, qu’il s’agisse d’une soirée distinguée ou de l’environnement le plus extrême qui soit », explique la maison. C’est notamment dans ce dernier registre que l’horloger a fait merveille. Au fil des ans, ses modèles ont ainsi accompagné les plus intrépides, que l’on parle des membres de la British North Greenland Expedition entre 1952 et 1954, des sauveteurs-parachutistes de l’US Air Force dans les années 1960 ou encore des plongeurs de la Marine nationale française pendant la seconde moitié du 20ème siècle. À relever que cette capacité de résistance aux conditions les plus ardues n’est toutefois pas le fait de modèles qui auraient été spécifiquement conçus pour telle ou telle organisation. Ce sont bel et bien des montres de série, listées au catalogue et accessibles à tous qui ont été choisies par les professionnels les plus aguerris. Ces performances, Tudor les perpétue aujourd’hui avec des gammes, certes fidèles à l’esthétique d’origine, mais « outillées » des dernières technologies. Des modèles qui ont désormais leurs ambassadeurs.

Tudor

Dates de création

1926 : enregistrement de la marque « The Tudor »

1946 : création de la société « Montres Tudor SA »

Statut de la société

Société anonyme

Direction

Eric Pirson

Nombre de collaborateurs

Non communiqué

Collections phare

Black Bay, Pelagos, North Flag, Glamour, Style

Best-sellers

Non communiqué

Prix de vente publics

De CHF 1’900.- à 5’800.-

Production annuelle

Non communiquée

Site internet

www.tudorwatch.com

Un état d’esprit

La nouvelle campagne « Born to Dare » de Tudor dispose en effet de visages pour l’incarner. En accord avec sa tradition de l’exploit, la maison a cherché des individus dont le succès et la notoriété se caractérisent par l’audace. Et elle les a trouvées dans des univers variés. Avant que Lady Gaga ne rejoigne la famille des audacieux, le footballeur David Beckham et, pour le rugby, les All Blacks néo-zélandais, avec leur demi d’ouverture Beauden Barrett, sacré meilleur joueur de la planète rugby en 2016, s’étaient identifiés à ce « nés pour oser ».

Tous vivent au rythme des modèles Tudor Heritage Black Bay, inspirés de la première montre de plongée de la maison conçue en 1954. Équipés depuis 2015 d’un mouvement manufacture, ils se parent volontiers de bracelets en tissu, tissés de manière artisanale par une entreprise familiale séculaire et qui sont devenus une véritable signature de la marque, également pionnière en la matière. L’audace, un état d’esprit !

Tudor
Heritage Black Bay, en acier, bracelet tissé Jacquard façon jeans.

Aux confins de deux mondes

Avec son modèle Heritage Black Bay Chrono, que l’on retrouve aujourd’hui au poignet de David Beckham, Tudor a réalisé la parfaite symbiose de deux de ces domaines d’expertise : la montre de plongée (la marque y est active depuis 1954) et le chronographe lié aux sports mécaniques (Tudor lance en 1970 son premier chronographe qui a pour nom Oysterdate). De fait, avec la nouvelle Black Bay Chrono, la marque ose marier son héritage aquatique avec la fonction reine des circuits. Mais là ne s’arrête pas la nouveauté. Côté motorisation, Tudor a en effet accordé toute sa confiance à Breitling, qui lui livre son mouvement chrono B01 qu’elle personnalise ensuite – notamment avec un organe réglant de haute précision développé par Tudor et des finitions dédiées. À l’inverse, Tudor fournit son calibre automatique MT5612 pour équiper certains modèles Breitling. Cette collaboration technique entre marques qui ne font aucune concession à la qualité est non seulement un bel exemple de transparence, mais surtout une solution des plus ingénieuses aux nouvelles contingences horlogères.

By | 2017-12-05T10:18:47+00:00 novembre 23rd, 2017|